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Un séminaire tourne au drame : 50 postes supprimés en Rhône Alpes

Pierrelatte – Team building ou team breaking ? Alors que la journée avait démarré sur les chapeaux de roues, c’est le clash à ellip6 ! Au cours du challenge de pilotage organisé par les conserveries de poisson Solenmer, un désaccord au sein des participants entraine la fermeture de leur entreprise. Reportage.

C’est une histoire peu banale qui est arrivée hier aux employés des usines Solenmer pendant leur séminaire, organisé au centre de simulation ellip6 Pierrelatte afin de souder les équipes. Tout à commencé lorsque le PDG de l’entreprise, Mr B., a pris le volant de son simulateur : très sûr de son niveau de conduite, il s’est pourtant retrouvé bon dernier, derrière Jean-Michel de la compta et Catherine sa secrétaire.

Après avoir essayé sans succès de soudoyer les employés d’ellip6 afin de trafiquer les résultats, il a finalement décidé de fermer son entreprise et de licencier tout le monde. « Cela fait 30 ans que je conduis ma Fuego : ce ne sont pas mes employés qui vont m’apprendre à conduire ! » a-t-il dit pour justifier sa décision. Un élu local, présent sur les lieux par hasard, a tenté de le faire changer d’avis, invoquant la courbe du chômage. « N’insistez-pas, ma décision est irrévocable. Je ne peux pas supporter de travailler avec des tricheurs ! », a alors répondu Mr B.

Les employés, encore choqués, se sont confiés à nous : « connaissant sa susceptibilité, on a bien essayé de le laisser gagner, mais c’était impossible : il a roulé à contresens pendant toute la course ! », s’exclame l’un de ses collaborateurs, qui a souhaité garder l’anonymat.

Patrick, manutentionnaire, prend les choses avec philosophie : « le navire prend l’eau, et comme on dit chez nous, les poissons y z’auront des jambes que M’sieur B. il aura toujours pas changé d’avis, alors, pour dire, c’est pas demain la veille que ça arrivera ! Mais c’est pas parce que c’est la marée noire qu’il faut s’noyer dans un verre d’eau ! » conclut-il avant de se diriger vers le bar.

D’autres employés se mobilisent déjà : « il faut vite s’organiser si on veut sortir la tête de l’eau. Nous allons essayer de convaincre les autres salariés de s’associer à nous pour racheter l’entreprise. L’important c’est d’être solidaires ! »

En attendant, une cellule d’aide psychologique a été mise en place.